Les effets du changement climatique sur les dates de floraison.

Эффекты climatic изменения на датах цветкового.   -  تأثير التغيير المناخي على تواريخ أزهر.  -  气候的改变的结果在花的日期上。


Liste des floraisons prenant de l'avance depuis l'an 2000

Список цветов взятие продвижения начиная с года 2000

قائمة الزهرات التي يأخذن التقدم منذ السنة 2000

自从2000年以来进行前进的花的列表

Liste des floraisons stables depuis l'an 2000.

Список прочных цветов начиная с года2000.

قائمة الزهرات الثابتة منذ السنة. 2000.

稳定的花的列表自从这一年以来2000.

Liste des floraisons prenant du retard depuis l'an 2000.

Список цветов будучи поздно начиная с года2000.

قائمة الزهرات كان متأخرا منذ السنة. 2000.

花的列表自从这一年以来迟到2000.

 

Voir :  Principaux résultats des tests statistiques confirmant un réel changement de date dans les floraisons.

Статистические результаты подтверждающие изменение даты цветов. -  نتائج إحصائية التي يؤكدت تغييرا من تاريخ الزهرات.   -  确认花的日期的一种改变的统计的结果。

Introduction.

 

Le problème dans les sciences naturelles est qu'il faille souvent observer longtemps pour comprendre un peu.  On fait l'hypothèse que l'épanouissement floral d'un taxon résulte simultanément d'une identité génétique, de l'environnement physico-chimique du milieu et des aléas climatiques. En postulant que les deux premiers facteurs ne changent pas d'une année à l'autre, on fait donc l'hypothèse que les changements observés dans les dates de floraison résultent principalement des aléas climatiques. Dans un premier temps, on dresse ici le bilan des tendances du comprtement floral. Dans un second temps, on mettra en relation les changements observés avec les données météorologiques.

Sur les 8000 plantes observées en collections depuis l'an 2000, 4412 ont fait l'objet d'une évaluation de tendance.

- On notera que 4% d'entre elles n'ont rien changé dans leur date de floraison.

- 96%  ont modifié leur date de floraison. 

- 63% des taxa observés accuseraient un retard de l'épanouissement floral.

- 33% des taxa observés manifesteraient une tendance à hâter leur épanouissement floral.

 


Si pour chaque taxon la moyenne des floraisons de la période P2  (200 - 2003) est égale à celle de la période P1 (2004 - 2007) alors toutes les floraisons se situent sur la diagonale du graphe. Ce graphe correspond à la liste des plantes don't date de floraison est stable depuis l'an 2000.
Sur ce graphe figure une dérive du fleurissement observé de puis l'an 2000 au Muséum de Paris. Ici, figure l'ensemble de  plantes ayant retardé leur date de floraison. Si pour cetaines la dérive est faible, voire même insignifiante, pour d'autres le retard de la floraison est bien marqué.

 

Dernière image de la dérive du fleurissement avec l'ensemble des plantes ayant avancé leur date d'épanouissement floral.

Présentation du glissement des floraisons depuis l'an 2000. On reconnait trois périodes dans le fleurissement :  aux deux extrémités, celles des jours courts (hiver) et des jours longs (printemps, été), au centre les floraisons de fin d'hiver ou d'automne, que nous désignerons comme "floraisons intermédiares".

Les données ont été recodées en "Longueur du jour ". On s'émancipe ainsi en partie du facteur saisonnier.

Interprétation : On constate un glissement hivernal aboutissant à un retard des floraisons hivernales. Ensuite à un décalage bien marqué des floraisons intermédiares suivi d'un avancement des floraisons printanières et estivales.

En résumé, le fleurissement apparait plus ramassé donnnat une impression  de saison à la fois plus courte sur la durée et plus abondante ene fin d'hiver et au printemps.

Ceci s'expliquerait par un hiver plus doux qui retarderait le sfloraisons exigeant une vernalisation marquée. Cette quantité de chaleur hivernale bénéficierait aux floraisons plus tardives mais exigeant aussi plus de chaleur, d'où leur avance saisonnière

 

Il est souvent difficile sur une courte période de mettre en évidence d'une manière bien nette les effets éventuels du changement climatique sur les dates de floraisons.  Normalement, tous ces phénomènes s'inscrivent dans le temps de l'histoire naturelle. Dans le cas contraire, nous assistons à une catastrophe écologique. Toutefois, faute de pouvoir réfléchir sur une chronique très longue, il est possible de révéler quelque évolution significatives dans les périodes de floraisons. Pour cela, on raisonne non sur les données immédiates des chroniques mais sur leurs tendances profondes. Autrement dit, c'est moins le manifeste immédiat des relevés que le latent caché de la chronique qui ici nous intéresse. La partie méthodologique expliquera le "comment faire".

Voici, par exemple, une tendance issue d'une suite diachronique (voir méthodologie ci-après). La première floraison se situe à la 19° semaines. L'épanouissement se manifeste après un hiver particulièrement chaud sans gel important du sol. L'année suivante, un gel bien marqué  "remet les horloges à l'heure". Une vernalisation des boutons floraux provoque cette fois-ci une floraison hâtive. Les années suivantes, les hivers sont de plus en plus doux, ou du moins aucun gel important ne vient en marquer la période. On observe alors que l'épanouissement floral s'installe dans un retard de plus en plus marqué.  (en cours de rédaction)

 

Méthodologie à l'attention des Jardiners et observateurs amateurs.

La chronique des données immédiates n'est pas toujours simple à expliquer. Cela vient du fait qu'une chronique est composée de trois éléments de natures bien différentes. Sans entrer dans les considérations purement mathématique, disons que l'élément principal de la chronique est la tendance, l'élément secondaire la période, enfin il existe un résidu d'erreurs aléatoires. L'analyse consiste dans le cas présent à mettre en évidence la tendance. Cette tendance est soit une constante, soit évolue de manière ascendante ou descendante. Dans le premier cas, la période de floraison reste inchangée, stable au fil du temps. Dans le second cas, la période de floraison retarde un peu plus chaque année de manière insensible mais certaine. Dans le dernier cas, la période de floraison se manifeste d'une manière de plus en plus hâtive. Le plus souvent, seule l'analyse est capable de révéler de tels changements tant ils sont imperceptibles d'une année à l'autre. On comprend alors toute l'importance de relevés conduits sur de longues périodes pour percevoir enfin les changements annuels infinitésimaux.

La tendance est mise en évidence grace au filtre des "moyennes mobiles". En dressant les courbes successives des moyennes mobiles correspondant à la prise  en compte de plus en plus de points, on finit par obtenir une droite, celle de la tendance de la chronique. Cette méthode, très facile à mettre en oeuvre, exige cependant beaucoup d'observations. Dans notre cas, la tendance ne sera pas abordée faute de chronique importante. Nous utiliserons alors un indicateur de tendance, celui de l'évolution de la moyenne générale. que nous désignerons comme étant la "chronique des moyennes successives"

La moyenne générale, tout le monde sait la calculée. L'astuce dans notre cas est de la calculer successivement : (x1)/1 ; (x1+x2)/2; (x1+x2+x3)/3; et cetera.

Si la floraison se manifeste de manière quasi constante, la moyenne se stabilise sur une valeur définitive tandis que l'écart-type oscille pendant quelques données pour se stabiliser à son tour. Les deux paramètres finissent par apparaître comme des constantes. Dans le cas, d'une floraison calée sur la longueur du jour, la floraison ayant lieu à date fixe, la moyenne est immédiatement fixée et l'écart-type est égal à zéro.

Si la floraison se manifeste à des dates variables en accusant une évolution, la chronique des moyennes successives affiche immédiatement une tendance ascendante ou descendant, selon le sens de la tendance recherchée. L'exemple ci-après résume tout cela.

 

Sur ce schéma, on reconnaît la chronique des données observées à ses oscillations, la chronique des moyennes  successives en rouge qui annonce l'allure générale de la tendance en jaune.

La chronique des moyennes successives représente donc pour le jardinier un moyen simple et fiable pour connaître sans calcul complexe  la tendance de l'évolution des dates de floraison (  avance / retard).

La chronique des moyennes successives représente donc pour le jardinier un moyen simple et fiable pour connaître sans calcul complexe  la tendance

 

II existe une autre méthode susceptible de trouver la tendance. Cette méthode consiste à couper la chronique de données en deux parties égales. Pour chaque partie, on calculera la moyenne. Ensuite, on calcule le taux d'accroissement selon la formule : (M2 - M1) / M1. Si le résultat est supérieur à 0, la floraison prend du retard. Si le résultat  prend une valeur négative, la floraison prend de l'avance. Si le résultat est égal à zéro, la date de floraison est stable. Pour ceux qui voudraient pousser plus loin l'analyse, un test des moyennes est ici possible. Ce test consiste à vérifier qu'il existe une différence significative entre les deux périodes.

 

Cohortes synchroniques et Suites diachroniques dans le fleurissement.

Cohorte synchronique : ce terme désigne tout ensemble de taxa fleurissant à la même date et ce quelle que soit l’année.

Suite diachronique : ce terme désigne tout ensemble de taxa fleurissant à des dates différentes et selon la même tendance soit avançant  soit retardant leur date de fleuraison selon l’année.

Ces deux ensembles sont des structures stables du fleurissement. Si la notion de Cohorte intéresse  surtout le paysagiste, le jardiner, et même l’aménageur d’autoroute afin d’éviter une surcharge pollinique printanière trop importante, la notion de Suite interpellerait plus volontiers le généticien ou la simulation florale sous contraintes climatiques.

(en cours de rédaction)

 

 

 

 

 

 

  YAKINO
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